Œuvre d'art public

La Montagne des jours

Gilbert Boyer, La Montagne des jours, 1991. © Gilbert Boyer
Gilbert Boyer, La Montagne des jours, 1991
Gilbert Boyer, La Montagne des jours, 1991. © Gilbert Boyer
Emplacement:
Parc du Mont-Royal, Chemin Olmsted, Montréal, QC, Canada
Créateur(s) de l'œuvre: 
Boyer, Gilbert
Text author(s): 
Boyer, Gilbert
Année d'installation: 
1991
Description: 
Ces cinq disques allongés sur le sol le long des sentiers du Mont-Royal. Ces disques sont à peine visibles de loin, ils se fondent parfois avec de la terre et de feuilles. En hiver, ils sont imperceptibles, quand ils sont couverts de neige. Il est difficile à détecter, car il n'existe pas de preuves pour indiquer la présence de l'œuvre. Texte gravé au jet de sable sur la surface. La plupart du texte est placé dans des cercles concentriques. Parfois, le texte à partir du centre du cercle, et parfois de l'extérieur. Les mots ou les formes abrégées ne sont pas en cercles concentriques, les diagonales, mais les autres peines.
Texte de l'oeuvre: 

Disque  sur la côte placide:

Deux trois étoiles, une boule de brume autour de la lune / Ça va on a au moins un quart d’heure avant qu’il arrive. Il va nous rejoindre au vieux peuplier / Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi  Samedi/ Avant promet de ne rien dire à personne, c’est un secret. Tu es au courant de ces histoires qu’il raconte tout le temps à tout le monde, et bien...

Disque sous l'obervatoire:

Je ne me rappelle même plus pourquoi ? / Pas loin d’ici, Charfles et moi, on s’était chicané / Moi, j’aime toujours ça venir sur la montagne, ça me fait du bien / Toute la vie / Le rocher /Ah ! Une percée de soleil. Je te l’avais dit, non ? On fait le grand tour / Une pluie fine

Disque près du lac aux castors:

Veux-tu aller te balancer ? Le premier arrivé moi je peux monter plus haut que le ciel / Des poissons rouges ! Il y en a plein ! / Mais… l’hiver, où ils vont ? / Hé ! T’as une coccinelle sur l’épaule / Non enlève la pas ça porte chance

Disque près de l'abri:

Tu vas m’écrire souvent ? / À tous les jours / des fois je ferme les yeux, j’imagine que je suis là-bas. tu souris. Tu sais, ça me manque beaucoup / Oui. Moi aussi ça fait longtemps que je ne suis pas retourné. Bientôt… tu aurais dû m’amener ici avant / Le vent dans les feuilles / Appuyées à un arbre / Des tâches de lumière

Disque près de la tour de Radio-Canada (au sommet de la montagne):

On va passer par le chemin de la dame, je vais te montrer quelque chose / Écoute… faudrait y aller, c’est à la veille de tomber / Tonnerre / De temps en temps. je lève les yeux, il y a le paysage. Comme ça, je fais durer le plaisir / C’est beau non ? Quand je veux lire les dernières pages d’un bon livre, je m’installe ici / loin / Loin / Loin / Voler au-dessus de la montagne jusqu’à s’endormir

Dimensions:

Profondeur: 
0.08 m
Diamètre: 
1.25m
Note(s): 

Inscription sur chaque disque: G. Boyer 1991

Document(s): 

Artiste québécois: Gilbert Boyer

Racine, Rober (1992).  Artiste québécois: Gilbert Boyer. Journal du Musée d'art contemporain de Montréal. vol. 2, no. 5, p. 4

Gilbert Boyer : La montagne des jours

Cummins, Louis, Claude Gosselin, David Hanna (1992).  Gilbert Boyer : La montagne des jours. Montréal : Centre international d'art contemporain de Montréal

Gilbert Boyer: L'art du promeneur solitaire, là-haut sur la montagne

Lepage, Jocelyne (1991).  Gilbert Boyer: L'art du promeneur solitaire, là-haut sur la montagne. La Presse. (24 août), p. C11

Gilbert Boyer: le langage de l’art : pour une langue en migration/The Language of Art - For a Language in Migration

Debat, Michelle (2005).  Gilbert Boyer: le langage de l’art : pour une langue en migration/The Language of Art - For a Language in Migration. Parachute. no. 120 (Octobre-Décembre) , p. 72-91

Faire parler la pierre. De la même manière qu'il recycle la matière des monuments et leur fonction, Gilbert Boyer remet des mots en circulation

Lamarche, Bernard (1999).  Faire parler la pierre. De la même manière qu'il recycle la matière des monuments et leur fonction, Gilbert Boyer remet des mots en circulation. Le Devoir. (30 octobre), p. D11

«Cent Jours» retrouvent leurs atouts. Et Claude Gosselin joue la carte de l'Art dans l'espace public...

Dostie, Bruno (1991).  «Cent Jours» retrouvent leurs atouts. Et Claude Gosselin joue la carte de l'Art dans l'espace public.... La Presse. (10 août), p. C3